Psychologie - Psychothérapies - Enfants et Adultes
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Le deuil est un processus naturel et inévitable

Quelques définitions

 

Le deuil est une réaction et un sentiment de tristesse, une émotion éprouvée à la suite de la disparition d'un proche ou de quelqu'un de cher.

 

Le deuil est aussi la perte définitive d'un objet, d'une situation, qui avaient de l'importance.

 

Il est associé à une souffrance, qui est parfois une difficulté pour la poursuite de mon existence.

 

le deuil est un processus nécessaire de délivrance, qui permet de revenir à un état antérieur pré-traumatique. La psychologie moderne l'appelle résilience.

 

Le deuil est d'une façon générale la suite nécéssaire donnée à une circonstance ayant provoqué une crise dans mon existence.

 

Plus rien n'est comme avant, et tout est à reconstruire. Et parfois c'est difficile et trop douloureux.

Le deuil blanc, deuil anticipé.

 

C’est celui que l’on ressent lorsque quelqu’un de notre entourage est atteint d’un trouble cognitif et n’a plus la même présence affective et mentale que par le passé.

 

Ces troubles sont d’origines diverses mais ont en commun cette distance avec le réel qui rend l’être aimé ou simplement connu étranger à son univers, à notre univers. La maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les tumeurs au cerveau, les séquelles d’embolie cérébrale, les suites de traumatismes crâniens, sont quelques-unes des causes de cette altération dont le caractère définitif peut s’imposer.

 

Ce deuil très particulier n’est souvent pas remarqué, reconnu ou compris dans l’entourage de ceux dont l’esprit nous échappe de plus en plus, et qui deviennent si différents de notre souvenir. Cela peut nous arriver avec notre conjoint, un parent, un ami, avec la personne dont nous nous occupons si nous sommes un (une) professionnel(le) de santé.

Si le chagrin n’est pas reconnu en tant que tel il s’aggravera avec le temps et rajoutera à notre souffrance un immense sentiment de solitude.

 

 

C’est aussi le sentiment que l’on ressent lorsqu’on est soi-même l’objet de ces atteintes dégénératives.

 

Lorsque l’on est au premier stade de la maladie d’Alzheimer ou d’un trouble cognitif somatique on ressent beaucoup d’émotions négatives, dont un grand chagrin en raison du diagnostic de maladie et du risque de perte de capacités lié aux symptômes. Le sentiment de tristesse qui s’installe progressivement à l’idée de perdre sa mémoire et sa capacité de penser, de renoncer à son autonomie et d’une façon générale de faire ce qui nous convient, de perdre les relations avec les autres, avec la nature, les animaux, et d’une façon générale ne plus avoir d’autonomie relationnelle avec quiconque.

 

Que faire dès lors que cette difficulté survient?

 

Il faut demander de l’aide. Les changements dans les modes relationnels sont si importants, si traumatisants, si violents qu’il est difficile d’envisager la situation de façon sereine, et au minimum efficace

Demander de l’aide est l’un des moyens les plus utiles pour composer avec le deuil blanc et les sentiments de chagrin qui l’accompagnent.

Quelle que soit votre situation familiale, il n’est pas nécessaire que vous soyez seul.

Le deuil suite à un décès

 

Le deuil suite à un décès est une blessure dont on peut favoriser la cicatrisation, tout en sachant qu’elle ne s’effacera jamais totalement.

Freud nous le présente comme « un processus interne de renoncement échelonné » que la perte d’un être cher impose (chapitre Deuil et mélancolie, dans son ouvrage Métapsychologie).

 

Aider quelqu’un à surmonter sa peine c’est d’abord l’écouter, lui manifester votre sympathie. C’est aussi savoir parcourir avec lui tout ou partie des cinq étapes du processus de deuil décrites par le Docteur Elisabeth Kübler-Ross et qui sont : le choc, le refus, la colère, la dépression, l’acceptation.

Ce sont cinq rendez-vous émotionnels dont on sait maintenant qu’ils sont incontournables.

 

 Ce processus d’élaboration est naturel, il n’est pas un « travail » comme on l’entend dire trop souvent. Il ne s’agit pas de « faire son deuil », mais simplement d’être soi devant une émotion qui nous submerge.

 

Mais souvent les choses ne se passent pas si simplement. Les complications du deuil sont monnaie courante et sont produites par des mécanismes inconscients.

Les pertes et les morts remettent en lumière toute notre histoire. C’est celle de nos liens et de nos séparations anciennes qui est réactualisée en un instant. Ce qui est là, ici et maintenant, n’est jamais séparé de ce qui a existé « avant ».

 

Le processus de deuil est alors contrarié par ces facteurs anciens qui ressurgissent. Il peut aussi être inhibé, et l’on se comporte comme si le deuil n’avait jamais eu lieu.

Le deuil peut être aussi différé, ce qui est relativement courant, le choc émotionnel empêchant d’accepter la réalité de la disparition.

Le deuil peut aussi se chroniciser, la perte restant parfois pendant des années indépassable et inacceptable.

Parfois même un état dépressif réactionnel majeur peut s’installer plus ou moins durablement, réactivant ainsi un processus ancien qui nous était inconnu ou simplement oublié.

 

D’autres facteurs aggravants se présentent parfois. Ce peut être le décès d’un bébé, le suicide et la découverte du corps, les circonstances traumatisantes (attentats), les deuils répétés, etc.

 

Un autre phénomène peut aussi être une source de difficultés, ce sont les perceptions sensorielles subjectives. Il s’agit de signes ou expériences de sensation de contact avec un défunt sans intervention extérieure (on les nomme VSCD – Vécu Subjectif de Contact avec un Défunt).

Ces signes ne sont pas à négliger, ils peuvent être positifs mais aussi extrêmement négatifs. Par exemple, « depuis son suicide il est là et me demande de le rejoindre ». Les enfants ont aussi très souvent ce type de perceptions.

 

Le plus souvent la situation évolue naturellement de façon favorable.

Cependant, si les troubles persistent, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide.

 

Les conséquences pour la vie personnelle, familiale, professionnelle pouvant être dramatiques.

ALLOTE CLAUDE


2100, chemin Commanderie Saint Jean de Malte

13290 Aix en Provence

 

Les Hauts de Provence

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Téléphone : 04 42 39 19 26

PSYCHOLOGUE PSYCHO - THÉRAPEUTE

Diplome d'Études Supérieures Spécialisées option Psychopathologie.

Diplome d'État d'Infirmier Spécialisé en Psychyatrie.

Psychothérapeute inscrit à l'Agence Régionale de Santé des B.D.R

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